Pour commencer un peu de géographie, important selon moi pour se situer un minimum ! donc Paracas est une presqu'île qui se trouve à 200km au sud de Lima, c'est-à-dire 4h de bus si je me rappelle bien, et surtout qui abrite 2 réserves naturelles nationales, les 2 seules du pays où sont réunis le désert et l'océan. C'est quasiment sur un coup de tête qu'on a décidé de partir, avec Laura l'américaine, Paty (Patricia) la mexicaine et Halima (la 3ème de l'ESC qui est avec nous ici ^^). On ne se connaissait pas vraiment entre nous car on s'était simplement rencontrées au repas organisé par l'université pour les étudiants en échange la semaine précédente, mais nous voilà donc vendredi matin 7h, mon réveil n'a pas sonné, c'est l'appel de Laura qui me réveille ! Je saute du lit et 10 minutes plus tard nous partons dans un taxi (qui n'en est pas un !), en direction de la compagnie de bus. Je ne parle pas des nausées qui m'envahissaient de manière fréquente à cette période-là, l'adaptation, la chaleur, les transports je pense, bref quelques heures plus tard notre arrivée à Pisco (capitale de province) est tumultueuse ! Pour la simple et bonne raison qu'une dizaine de chauffeurs de taxi nous sautent dessus en nous proposant leurs services ... Oui au Pérou c'est comme ça tout le temps, tu te fais littéralement assaillir, mais ça sera l'objet d'un autre article ! On finit finalement par réussir à se dégager, et ma première impression me dit que c'est la pire ville que j'ai vue jusque-là. Sale, poussiéreuse, pauvre, une ville du désert quoi ...
Bon il s'agit de trouver le bon combi qui nous emmènera jusqu'à Paracas, et je dirais que le plus gros de l'aventure réside dans le trajet entre Pisco & Paracas ! Il faut le vivre pour le comprendre. On est d'accord un combi est par principe POURRI. Sachant que les routes sont souvent pourries aussi, je vous laisse imaginer l'absence totale de confort héhé, et je vous passe les détails concernant toutes les industries de poissons tout au long de la route, et l'odeur qu'elles dégagent, accrue par la chaleur ! sans compter que le combi ne transportait pas que des personnes mais aussi des paquets et qu'il s'arrêtait toutes les 5 minutes pour les déposer un peu partout. Estomacs mal accrochés, s'abstenir!!

Et là gros choc, le contraste est flagrant, Paracas est une petite station balnéaire très mignonne, avec une promenade le long de la plage, des jolis petits restos le long de cette promenade, et plein de stands d'artisanat ! Il faut me croire si je vous dis que ce genre d'enclave ne vit que par et pour le tourisme ... Ça fait tout drôle.
L'hôtel que l'on avait trouvé dans le guide Michelin est par-fait, une grande chambre pour 3 avec des lits quasi-doubles, une salle de bain avec eau chaude 24h/24, et même des échantillons de savon ! ça parait dérisoire comme ça, mais ici c'est le luxe ! sans parler de la télé accrochée au mur avec plein de chaines hihi, mais on n'est pas là pour ça ! Le tout pour 7,50€ chacune la nuit, je précise.
Pour le repas nous décidons de goûter les spécialités péruviennes à base de poisson et de fruits de mer, à commencer par le ceviche donc je me régale ! c'est un plat à base de poisson CRU, mais cuisiné avec une sauce au citron, excellent ! très frais. S'ensuit le chicharron de pescados, des beignets comme le calamar que l'on mange en France. Bon mais c'est pas tout, la plage nous tend les bras et le bus nous a fatiguées mine de rien, de toute façon les tours ne se font que le matin donc on ne peut rien faire cet après-midi. Sieste improvisée sur la plage ! (On comprendra plus tard, lorsque le guide nous expliquera que Paracas vient d'un mot quechua signifiant "pluie de sable", pourquoi on s'est réveillées couvertes de sable après notre sieste !)
Le lendemain, comme si nous étions matinales, nous partons pour la balade en mer faire le tour des Iles Ballestas, habitation naturelle de centaines de milliers d'oiseaux de toutes sortes, de loups de mer et de manchots ! Un moment mémorable en plein océan, paysages généreux pour les amoureux de la photo. Cela dit ce fut bien plus agréable pour les yeux que pour les narines car tous ces oiseaux produisent des tonnes de guano (ni plus ni moins leurs fientes), certes le fruit d'un commerce proliférant, mais dont l'odeur nous laisse un souvenir nauséeux !!
Sur le trajet nous passons devant le fameux candélabre gravé dans la montagne, dont personne ne sait qui l'a fait ni comment, ou encore pour quelles raisons, sa signification, rien ! un mystère. C'est quand même impressionnant.
Quelques heures plus tard, nous voici grâce au deuxième tour, en plein cœur du désert. Le bus qui nous guide nous arrête à plusieurs points de vue qui nous permettent d'admirer le paysage à la fois désertique et maritime qui s'étend devant nous. Incroyable d'imaginer que des milliers d'années auparavant l'océan recouvrait le désert, ou encore que dans ces régions il ne pleut vraiment jamais, que les traces de vie sont minimes, quelques lézards, oiseaux qui se cachent. Mais au détour d'une crique de nouveau la vie, des restaurants sont installés là, où nous profitons de nos derniers instants de voyage.






=) !!! hâte de lire la suite !!
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